29 août, 2007

Je ne voyais que la moitié de ton visage, l'autre enfouie dans l'oreiller, déjà dans le sommeil et l'indifférence. Tu ne me demandes pas ce que je lis? Je m'en fiche! Tu ne veux pas savoir? Non, ça ne m'intéresse pas. Comme la marée filante du Mont-St-Michel, mon cerveau cherche la parade. Pas de connexion, synapses de mollusque. Je déclare forfait. Curieuse son envie soudaine de faire du sport. Travailler dans la tentation au milieu de pintades et de minettes. Je suis sûre qu'il a le béguin et plus même. Tous les hommes rêvent de sauter n'importe quelle nymphette. Je lui ai fait remarquer que ses sandales étaient couvertes de poussière. - Bien sûr ... ! a-t-elle répondu. Elle a saisi un mouchoir de papier et s'est penchée en avant. J'ai soigneusement enregistré la scène. Puis je me suis approché. J'ai glissé un doigt dans l'élastique de sa culotte et elle a écarté les jambes, prenant appui sur le bidet. -Ah ! j'en ai rêvé ... ! a-t-elle murmuré. Je commence Lent dehors de Ph.Djian. Ca a l'air meilleur que cette merde recommandé par avantages, comment j'ai raté mes vacances de geoff nicholson. Faudrait jamais se fier aux recommandations des journaux féminins. Que dire d'Amour, Prozac et autres curiosités de Lucia Etxebarria? Histoire drôle, déjantée, cinglante. A lire. Vite, selon Elle. Vite, pas parce que c'est drôle, ce n'est pas drôle, mais parce que bien écrit et foutrement érotique. Le cul, ça plaît. Sinon, l'évènement le plus excitant de mes vacances fut sans conteste d'avoir gagné un canard à la fête du village... Vivant le canard. Englouti 3 jours après.

03 août, 2007

hasard?

Hum, par le plus grand des hasards, il se trouve que mes écrivains préférés soient des pochtrons ou parlent de pochtrons. Pour en avoir vus en vrai -des pochtrons, pas des écrivains, Benchetrit ça compte pas-donc pour en avoir vus en vrai comme les bestioles exotiques au zoo mieux vaut s'en approcher de loin. La littérature est parfaite, elle permet une distanciation agréable, rebelle, limite romantique.

Pas chez Nick Flynn. Normal, il s'agit d'un récit. Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie (Gallimard, 2006), à des dégrés divers, ça a été la vie de tonton-la-bibine. Mort pour l'alcool. Les cuites. La carabine. Les magouilles. L'errance. C'est quand l'histoire est vraie que l'écrivain est le meilleur. Pas d'intrigue pipeau, n'est-ce-pas Zoé (Valdès)!, du style, c'est tout. Un livre magnifique dans le Boston des nécessiteux, pas celui des chefs d'états qui vont se la péter entre-eux, entre riches de la haute.


... Retour à quatre pattes. Tapageur. Bagarreur. Je boirais bien un coup. Pour me donner de l'assurance. Me calmer les nerfs. Noyer mon chagrin. Vendrait sa mère pour un verre. Continue à servir. Un bien tassé. Plus vite. Faut s'y mettre. Grandes gorgées sans s'arrêter allez attaque. Un coup dans l'aile. A moitié murgé. Il a morflé. Il accuse le coup. Il retient le bar. Intoxiqué. La tête dans le seau. Beuverie. Charger les wagonnets. Recharger les accus. Casquette plombée sur le crane. Requinqué. Bituré. Rond comme un boulon. Un coup dans la musette. C'est l'alcool qui parle. Ca tourne. Lancé. Sans douleur. Eméché. Humecté. Gai. Pompette. Privé de ses facultés. Torché. Beurré. Bourré. ...